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 LIAM † like a broken arrow ;

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Date de naissance : 01/08/1987
Age : 30


MessageSujet: LIAM † like a broken arrow ;    Dim 17 Avr - 20:17

« liam cory anderson »






Je m'appelle Liam, Cory Anderson et je suis né(e) le 01/08/1987, à Wrightsville Beach, Caroline du Nord, USA. J'ai donc 23 ans. On m'appelle souvent d'abord Oh Mon Dieu, puis très vite Salaud par la suite - mais je suis en règle générale bien plus connu sous le simple nom de Liam Anderson. Je suis de nationalité américaine, mais j'ai également des origines russes. Je suis actuellement coach artistique, mais j'ai auparavant fait des études de droit. Pourtant, j'ai toujours voulu être parfumeur – je suis très sensible aux odeurs. Aujourd'hui, mon plus grand rêve est d'être directeur artistique de mon propre théâtre. J'aime le jazz des années 20, la littérature française et la cuisine russe, mais je déteste la médiocrité et les petits espaces. Je suis actuellement fou d'Ayana McGraw, mais si toutefois vous êtes intéressées, sachez que je suis hétérosexuel. Ce qui me différencie des autres, ce sont mes nombreux tatouages, notamment une croix sur la poitrine ainsi que les mots « What Goes Around, Comes Around » sur l’épaule droite. Souvent, je me passe une main dans les cheveux et j'ai constamment une cigarette dans le bec. On m'a plusieurs fois dit que j'étais le sosie d' Alex Pettyfer, et ma place est parmi le Musical Staff.



Il est beau, il est riche, il est talentueux - avec son éternel sourire à la fois charmeur et mystérieux aux lèvres, Liam a décidément tout pour plaire. Depuis que son nom est reconnu dans le monde du spectacle, il attire l'attention ; que ce soit pour approcher sa sœur ou tout simplement pour comprendre qui est ce nouveau prodige des coulisses, journalistes et fans redoublent chaque jour d'efforts et d'inventivité afin de pouvoir l'approcher. Pourtant, si le quotidien de ce jeune homme aux allures de demi dieu grec rime avec succès et éloges, s'il a cette chance d'avoir fait de sa passion son métier et s'il a aujourd'hui tout ce dont on peut rêver, la vérité est bien ailleurs : du haut de ses vingt-trois ans, Liam est aimé malgré lui.

Qui est-il ? Personne ne le sait vraiment, et il arrive que même ses proches aient du mal à le cerner, à déceler se qui peut bien se passer derrière le masque souriant. De plus, les plus folles rumeurs courent à son sujet, et les portraits que l'on peint de lui sont aussi riches en caricatures que profus : sa gueule d'ange le fait compter parmi les plus dangereux séducteurs de la ville, ses goûts éclectiques en font un artiste marginal trop exigeant mais surtout, il profite de la notoriété de sa sœur pour percer dans le milieu au point de s’être glissé au sein de la troupe de la comédie musicale Wicked comme coach artistique. La vérité est ailleurs, mais à quoi bon s’évertuer à se défaire de l’image que l’on a de lui dans un monde où tout est à double tranchant et où chacun tient à rôle, évoluant dans le paraître et la mascarade de manière paradoxalement naturelle ? Alors il laisse parler en se contentant d’allumer une énième cigarette, de glisser ses lunettes de soleil sur son nez et d’offrir à quiconque le questionnant son éternel sourire en coin, le laissant ainsi sur sa faim. Ce qui est certain, c’est que Liam n’a jamais réellement différé du petit garçon qu’il a été : extrêmement sensible, son intuition et ses capacités d’empathie lui permettent tout à la fois de cerner facilement les gens, tout en restant lui-même très secret. Car s’il y a bien quelque chose qui caractérise le jeune homme, c’est sa grande discrétion et son peu d’enclin à parler de lui. Artiste au passé difficile, il n’a jamais vraiment réussi à oublier ses traumas et nombreuses crises de schizophrénies, longtemps persuadé de ne pas avoir le droit de vivre et d’être un être inférieur. Paradoxalement, ses démons internes lui ont permis de se forger une forte personnalité, alliant à des qualités humaines telle que la loyauté ou le courage un goût prononcé pour la culture. Complet autodidacte, il estime ne devoir à personne ce qu’il est devenu – pas même à sa sœur qui reste cependant un pilier de sa vie.

Séducteur invétéré ? Il ferait hypocrite en s’étonnant de voir que l’on se retourne sur son passage : conscient de son physique avantageux, Liam plait et il le sait. Pourtant, s’il lui arrive d’apprécier les joies d’un flirt, il n’a jamais joué de son physique pour obtenir ce qu’il veut. Beaucoup plus subtile, le jeune homme dégage un certain charisme doublé d’un vocabulaire châtié et sa nature moqueuse le pousse souvent à provoquer ses victimes pour mieux les amadouer. Classique, mais tellement efficace ! Certes, il compte à son actif beaucoup de coups d’un soir ou de relations papillon – mais amoureux, il est d’une fidélité exemplaire, protecteur de celle qu’il aime et jaloux invétéré du moindre regard, même innocent, jeté à sa belle. Possessif, il reste un être exclusif qui ne supporte pas de perdre ceux qui comptent dans sa vie.

Artiste marginal ? il est vrai que les goûts et les perceptions artistiques du jeune homme diffèrent des purs produits du show biz. Très inspiré par la littérature française – en particulier par Baudelaire et Rimbaud – Liam est un fieffé perfectionniste, tyrannique dans sa recherche du beau et du didactique, non sans une drastique discipline qui lui vient probablement de ses origines russes. Polyglotte, il n’hésite pas à immerger sa troupe au cœur de ses visions : les répétitions sous la pluie font partie de ses méthodes de prédilections. Longtemps dénigré parmi ses pairs, la révélation de ses talents réside dans les cours particuliers qu’il donne aux artistes émergeants dans un petit studio installé sous les combles de son appartement. Très privé, il ne se verrait jamais travailler à un autre endroit que chez lui, et c’est aussi pour cela qu’il envisage de monter sa propre affaire. Sans compter que sa claustrophobie lui rend difficile de rester longtemps sur une scène ou dans les coulisses de théâtre.

Profiteur ? Non, simplement malin. Rusé, parfois manipulateur mais jamais méchant, Liam a compris que pour réussir dans le métier, il faut malheureusement jouer de ses relations. Alors pourquoi diable cracher sur une association avec sa sœur qui n’a plus à faire ses preuves, elle l’étoile montante de Broadway. Pourtant, les mauvaises langues peuvent s’acharner, elles ne pourront pas nier que le jeune homme est hautement indépendant et qu’il fait absolument tout par lui même, autant financièrement que socialement. D’ailleurs, il songe à déménager définitivement dans son studio où il passe la plus grande majorité de son temps. Mais trop attaché à celle qu’il a toujours considéré comme sa seule famille, il ne peut que difficilement s’imaginer la quitter. A moins bien sûr que la dame de ses pensées se décide enfin à lui donner son cœur, et qu’ils songent à construire leur nid loin des commérages réprobateurs. Mais si Liam espère encore et toujours que cela arrivera, il n’en reste pas moins attristé qu’elle n’ait pas encore tout bousculé.






« D'où te vient cette envie de faire carrière dans le monde du spectacle, et en particulier derrière le rideau ? » Je me suis longtemps refusé de me lancer, comme la plupart des choses que je veux entreprendre. D'ailleurs, cette envie de la scène est apparue très tard, et j'étais parti sur quelque chose de complètement différent avant de tout plaquer pour tenter ma chance. Mais je me soupçonne d'avoir toujours inconsciemment voulu passer de l'autre côté des strass et des paillettes, moi qui aime la matière humaine et ce qu'elle est capable d'exprimer. Mon métier, c'est d'abord Anteynara qui m'en a donné la passion : quand j'étais petit, elle m'endormait en me chantant des berceuses, elle me racontait des histoires quand j'avais peur et de manière générale, m'a élevée dans un monde de belles choses - loin du mal et de la haine à laquelle on m'avait accoutumé. Quand elle a commencé en tant que professionnelle, je l'observais de loin et je m'attachais essentiellement à lui rendre ce qu'elle m'avait donné pendant des années, à savoir la force de ne pas abandonner - même quand le doute vous prend à bras le corps et vous donne l'impression d'étouffer. Et c'est là que j'ai compris ; j'ai compris que cette passion de l'autre était plus qu'une qualité : c'était ma vocation. « Quand as-tu su que tu voulais travailler à Broadway ? » Je vis à New York ; l'évidence s'est imposée simplement, d'autant plus que je côtoyais ce monde par l'intermédiaire de ma sœur. Mais on a mise beaucoup de temps à me faire confiance et pendant un certain temps, j'ai fait mon fier en snobant tout ce qui avait trait de près ou de loin avec Broadway. Et puis j'ai du mettre ma fierté de côté en voyant qu'en tant qu'artiste maudit, je finirais comme j'étais né : malheureux. Mais rassurez-vous, je ne suis pas ici simplement par la nécessité de devoir me sustenter ! J'ai beau avoir pas mal de prises de bec avec certains directeurs de théâtres, j'adore cet endroit. On y trouve de tout, et les talents sont aussi versatiles qu'ils sont en pleine évolution : une aubaine pour moi qui suis chargé de les conseiller et de les épanouir. Sans compter que nous sommes tous une grande famille : nous partageons cette folie du merveilleux, de vouloir vivre dans la magie et le fantaisiste - il est donc normal que dans ces circonstances, les grands esprits se retrouvent, non ? « Comment as-tu finis par devenir ce que tu es aujourd'hui ? » Beaucoup de patience et de travail sur moi-même. C'est difficile de se construire sans repères, surtout lorsque l'on vit jeune un drame - la mort de ma mère a été pour moi à la fois une grande naissance et une petite mort. Entendre tous les jours que mon existence est une erreur, s'en persuader jusqu'à s'aliéner complètement et s'empoisonner d'avantage encore en allant toujours à l'opposer de ce que l'on souhaite - farouche de l'idée que ma volonté n'avait pas le droit de s'appliquer. J'ai pris conscience de ma connerie quand j'ai décidé d'arrêter le droit ; j'en avais marre de faire quelque chose auquel je ne portais d'un intérêt infime et simplement parce que je voulais me prouver que j'étais apte à faire des études supérieures - et donc d'être enfin reconnu pour ce que je suis. Sauf que j'étais aux antipodes de moi-même. La conscience de ma schizophrénie m'a sauvée : le fait de tout plaquer et de partir de rien a pour la première fois manifesté ce que je voulais moi, et m'a du même coup libéré. Et cela, je le dois à la force que j'ai trouvé en moi de me défaire d'une image qu'on m'avait inculquée. Ne laissez jamais personne vous dire ce que vous êtes ou vous n'êtes pas : on est jamais que son propre maître, et notre vie nous appartient. Trouvez le courage de rêver ; la réalité n'en est que le fragment dépourvu de magie. « Et pourquoi es-tu si important ? » Je suis l'homme de l'ombre, le magicien qui fait percer la nature humaine derrière le masque de la comédie. Mon objectif n'est pas de leur donner des directives sur leur jeu ; il m'arrive parfois de faire répéter les chanteurs en les accompagnant au piano, mais mon rôle ne se limite pas à cela. Il s'agit pour moi de faire en sorte que l'artiste s'approprie son personnage, de manière à en donner une interprétation unique. Pour cela, je m'attache à une personne ou une troupe, et je les accompagne durant tout le temps de la production. Entre guide et joker, je ne cherche que leur épanouissement et l'authenticité de leurs émotions. Dans la réalité, on ne supporte pas d'être trompé ; pourquoi cela ne s'appliquerait-il pas au levé du rideau ? « Ta comédie musicale ? » Outre mes activités en tant qu'indépendant, je travail actuellement avec la troupe de la comédie musicale Wicked, dont les rôles principaux sont interprétés par les deux femmes de ma vie : Anteynara et Aria. Je passe beaucoup plus de temps avec elles que j'en avait l'habitude, et cela m'enchante. J'ai toujours voulu travailler avec elles, et j'ai remué pas mal de bureaux pour obtenir ma place dans la troupe. Mais je crois qu'on est plutôt content de moi. Sans oublier que Defying Gravity est un peu le morceau de ma vie ! « Parle moi de ton parcours dans le milieu. » Houleux. Controversé. Avec le temps, on s'est fait à l'idée que le frère d'Anteynara Anderson pouvait lui aussi avoir la fibre artistique, et ce non sans un certain talent. Je n'aime me me lancer des fleurs, mais je sais que ma façon différente de travailler peut apporter à une production. Autrement, je ne serai pas là - je déteste avoir l'impression d'être inutile. Pourtant, mes débuts n'ont pas été faciles. J'ai décidé de brusquement arrêter mes études pour me consacrer au piano. J'ai appris à jouer seul, et je peux rester des heures enfermé dans mon studio à pianoter à la recherches de nouveaux accords. Comme je ne voulais pas dépendre de ma sœur, j'ai publié plusieurs annonces pour donner des cours. Inutile de vous dire que ma carrière en tant que professeur de musique a été une véritable catastrophe : je ne suis pas fait pour transmettre, mais pour faire évoluer. Aussi, j'ai abandonné et j'ai commencé à travailler dans un piano bar de jazz. C'est là qu'une jeune femme est venue me trouver pour me demander si je pouvais venir jouer chez elle pour qu'elle puisse répéter ses gammes. Complètement inconscient de qui elle était, j'ai accepté et j'ai commencé à la voir quotidiennement pendant plusieurs semaines. Oui, nous avons fait plus que répéter ses gammes - et alors ? Cela fait partie de mon éducation artistique. Quoi qu'il en soit, elle m'a présenté d'autres artistes et de fil en aiguilles, je me suis improvisé pianiste répétiteur. J'ai fait ça pendant un an, tout en continuant de composer à côté ; progressivement, j'ai voulu plus et j'ai commencé par donner mon avis lors des répétitions. Quand ça ne plaisait pas, je feignais de ne pas m'en préoccuper mais je constatais non sans un certain plaisir voir mes élèves revenir sur leur décision, me demandant d'autres conseils. J'avais trouvé ma voie. Ma vie bohème s'est alors organisée en séance de coaching, j'ai aménagé le débarras des combles de mon appartement en studio de musique et j'ai rapidement fait l'objet de plus en plus de sollicitations via le bouche à oreille. Je gardais cependant mes distances avec le grand Broadway, jusqu'à ce que ma sœur m'apprenne qu'elle avait obtenu le rôle d'Elphaba dans Wicked. Elle m'a alors supplié de mon aide, me présentant par la même occasion son amie Aria qui depuis ne cesse de faire battre mon cœur chaque jours un peu plus fort. Et c'est sous l'incitation de la demoiselle que j'ai pris mon courage à demain et que j'ai demandé à intégrer la troupe. On me connaissait de réputation auprès des artistes, et on avait eu vent de mes méthodes peu communes ; méfiance devant ce marginal qui allait intégrer une grosse production. Mais avec quelques sourires et le soutien de la troupe, je me suis retrouve l'un des leurs. Depuis, je ne descends pas de mon nuage. « Que penses-tu de ta vie actuelle ? » Pour la première fois de ma vie, je pense être heureux. Il ne me manque plus de pouvoir vivre mon amour pour Aria au grand jour pour dire ma vie parfaite !


Dernière édition par Liam C. Anderson le Mar 3 Mai - 16:45, édité 29 fois
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Dim 17 Avr - 20:17

« the story of a legend »




The New Yorker a écrit:


(...)

Il semblerait que la jeunesse ait retrouvé le filon de la créativité. A l’opposé des canons qui font la gloire des grandes institutions d’aujourd’hui, ces nouveaux chevaliers de l’imaginaire n’ont pas froid aux yeux et n’hésite pas à bousculer les conventions – en le payant de leur réputation. Néophytes rebelles, rien n’est trop beau à conquérir, plus désabusé que vraiment grisé par le défi. Seule compte la course vers de nouveaux horizons, auxquels ils apportent leur petite touche personnelle. On trouvera donc caché au sein des plus grandes tragédies classiques des références aux drames actuels, allant de la dépression économique au massacre environnemental. Brulants de vérité, chaque référence nous amène à réfléchir et à nous remettre en question. Prodigieux de provoquer un tel éveil des consciences quand on a soi-même la vie devant nous. Mais décidément, il faut croire que l’on peut encore être étonné et surtout lorsque la vérité prend des attraits aussi poignants que ceux avec lesquels on traverse les pensées d’un petit génie des temps modernes. On nommera Liam Anderson.




prologue


« Liam, t’es chiant ! » Une voix féminine venait de s’écrier depuis la salle de bain, accompagnée d’un fracas assourdissant semblable à l’entrechoquement de porcelaine. Jurons, grognements et autres amabilités eurent en quelques secondes raison du calme qui régnait jusqu’alors dans l’appartement, baigné dans la douce lumière du début de matinée. Grandes ouvertes, les fenêtres laissaient entrer une brise légère qui jouait déjà dans les rideaux de tulles rebrodées, et poussait le parfum d’un joli bouquet de roses thé à travers toutes les pièces. Les rayons du soleil habillaient de jolies ombres le mobilier aux couleurs chaudes, et un oiseau se risqua sur le rebord de l’imposant balcon où un jeune homme terminait tranquillement sa cigarette. Entre deux bouffées de tabac, il ouvrait et fermait les yeux en souriant, appréciant les premiers instants d’un printemps arrivé bien trop tardivement à son goût. De toutes les saisons, c’était sans doute celle qu’il préférait. Heure du renouveau où toute beauté éclot, royaume du paisible et amour des poètes cherchant nouvelle composition… « Liam ! » L’interpellé fut brusquement tiré de sa rêverie éveillée. Tirant une dernière fois sur sa cigarette, il l’écrasa dans un cendrier et se retourna pour faire face à une créature en peignoir rose, la lourde crinière brune emprisonnée dans un armada de bigoudis. Chaussettes dépareillées, genoux fléchis et sourcils froncés, il n’y avait pas de doute quant à ses intentions : sa sœur était en position de combat. D’ailleurs, elle tenait pour arme un sèche cheveux dans la main gauche et dans la main droite, un peigne. « T’as vidé tout le ballon d’eau chaude ! Je fais comment, moi, pour prendre ma douche ? » Un coup d’œil au cendrier, et le voilà en proie à un nouvel asseau de reproches. « … Avec tes saloperies de cigarettes dès le matin ! T’exagères, tu m’avais promis d’arrêter ! » Liam resta silencieux, se contentant de réprimer une furieuse envie d’exploser de rire. Quand elle se mettait en colère sans pour le moins du monde être crédible, Anteynara était adorable ; elle était alors à cent lieu de la grande sœur protectrice et farouche comme une louve qu’elle avait toujours été, jouant le rôle de cette mère trop vite partie et qui leur manquait tant. S’il ne l’avait jamais connue, le jeune homme se doutait bien qu’elle en était le portrait craché: même caractère bien trempé dans un cœur d’amour dévoué à protéger ce petit frère qu’elle ne supportait pas de voir souffrir. Sauf de ses propres mains bien sûr, et quand la femme prenait le dessus sur la sœur ! Sourire aux lèvres, il s’approcha de la jeune femme et d’un mouvement rapide, la désarma en envoyant valser les outils de beauté sur le divan près de la fenêtre avant de se jeter sur elle et de la prendre dans ses bras. Il ne lui suffirait plus à présent que déposer un baiser sur son front tout en la maintenant fermement contre lui, la berçant doucement tout en prenant sa voix de petit garçon à laquelle il savait qu’elle ne pourrait pas résister bien longtemps. « Comme toutes les divas mégalos, j’ai mon péché mignon… En plus, c’est même pas moi qui veut fumer : c’est ma bouche ! Alors, dis… Tu m’en veux ? » Sous ses airs de chien battu, il observait les moindres gestes de son aînée qui persistait à bougonner malgré leur étreinte, quelques mèches rebelles barrant son joli visage pourtant rossi de tendresse. Dans quelques secondes, elle se contenterai de marmonner quelque chose d’incompréhensible, qui dans son jargon à elle s’approchait du « Mouais, d’accord ; mais c’est la dernière fois, hein ? » Ah, c’était presque trop facile ! Riant à présent de bon cœur, il la serra plus fort encore contre sa poitrine avant de la soulever brusquement de terre aussi lestement que si elle avait été une plume, l’emportant avec lui dans l’appartement en poussa des grognements de lion affamé. Traversant le salon et le petit couloir qui menait aux chambres, Liam la balança sans ménagements sur son lit avant de la chatouiller sans miséricordes. Deux enfants. Ne l’avaient-ils finalement pas toujours été depuis qu’ils avaient quitté la Caroline du Nord ? Ce qui était certain, c’est que ni l’un ni l’autre ne s’imaginait vivre sans l’autre. Vital, le besoin était devenu évidence au fil des années. Et même s’ils avaient grandi, et que leurs vies d’adultes n’étaient pas toujours facile à accorder, ils arrivaient toujours à voler quelques instants fraternels à leur quotidien. Dans quelques instants, il la laisserait lui échapper pour filer au théâtre où il la rejoindrait plus tard ; pour le moment, il monterait dans son studio et travaillerai sur une nouvelle composition. Ces derniers temps, il était inspiré. Inspiré tout particulièrement. Il voulait conter sa vie.




actepremier


« Ta gueule ! » La gifle lui coupa le souffle, la force du coup la parole. Ses oreilles bourdonnaient cependant que sa vue se brouillait d’un mélange de larmes et de sueur. Incapable de bouger, le garçonnet se sentit glisser au sol tandis que d’un coup sec, on refermait la porte sur lui. Obscurité totale. Silence. Seul le bruit de l’averse qui transformerait bientôt la plage en un marécage effrayant. Non pas qu’il en verrait grand chose, il ne mettait plus les pieds dehors. Tout ce qu’il savait de ce qui se passait au delà de la pièce où on l’avait installé, c’était ce que sa sœur lui racontait à travers un petit trou entre les planches de bois qui servait de mur à l’espace exigüe où vivait le garçon. Cette espace qu’il ne supportait pas. Pourtant, et ce aussi loin que pouvait l’emporter sa mémoire, il ne connaissait rien d’autre. Morte en le mettant au monde, il ne connaissait de sa mère que ses yeux dont avait hérité Nara. Le reste, c’était des souvenirs qu’elle lui racontait mais qu’il écoutait souvent d’une oreille distraite, absent. Comme s’il ne voulait pas entendre ce qu’avait été leur vie d’avant, et qui aurait aussi pu être la sienne. Comme si en se laissant emporter dans des récits fantaisistes, il partageait leur chaleur alors qu’il la leur avait enlevée. Elle était morte en le mettant au monde. Il aurait préféré échanger les rôles. Au moins, son père ne boirait plus et Nara ne grandirait pas trop vite. Lui, c’était déjà fait – naitre criminel, c’est renoncer à sa part d’innocence. Mais Nara, elle, n’avait pas mérité ça.

(…)

« Moi, je n’ai plus rien à perdre, je n’ai jamais eu de père ! Mais tu pourrais au moins le faire pour ta fille ! » Cracher des mots parce qu’on n’a pas la force physique nécessaire. Empoisonner l’atmosphère parce qu’on a jamais vécu sainement. Très droit, le regard planté dans celui qu’il avait tant de fois évité, Liam s’était interposé entre sa sœur et son paternel qui avait entamé une nouvelle bouteille. Recroquevillée dans un coin du salon, cette dernière avait bien tenté de de dissuader son frère– c’était folie, il n’hésiterait pas à le gifler jusqu’au sang ! Mais c’était plus fort que lui. Trop longtemps, il s’était tu dans l’espoir qu’il prendrait conscience de ce qu’il faisait subir à son enfant. Trop longtemps, il avait fermé les yeux sur une abomination qu’il laissait l’humilier. Depuis le temps, il s’était habitué à ne pas être considéré comme un être humain au droit de vivre. Droit qu’il se refusait lui-même parfois. C’était ce qui lui avait donné tant d’assises sur lui avant même que le garçon prenne conscience de la folie de son père. Folie née d’un chagrin aveuglant qui le plongeait dans un abime d’alcool et de violence. « T’es qui, toi, pour l’ouvrir ? Retourne dans ta chambre et laisse nous tranquilles ! » L’oncle éructait le même discours, avachit dans un vieux fauteuil en loque humaine qu’il était. Pendant plusieurs années, il n’avait pas osé le toucher ; il avait préservé ce qui lui restait encore de fibre familiale pour éviter à ce neveu l’humiliation décuplée dont il souffrait déjà de part son père. Mais l’alcool aidant, il s’était lâché sur lui un soir qu’il avait trop bu. Cela avait également marqué le début des injures salaces. Ah, souvenirs d’enfance. « Parce que j’ai des ordres à recevoir d’un gros lard qui pue l’ail et le whisky ? C’est pathétique. » Gémissement. Nara ? Non, pas elle. Lui oui, c’était son dû. Mais pas elle. Derrière son courage à tout épreuve, il savait qu’elle souffrait de le voir maltraité. Et c’était pour elle qu’il avait finalement décidé de se battre contre cette autorité qui n’était que l’ombre d’un passé alors heureux, mais qu’il n’avait pas connu. Atmosphère oppressante du renégat, il avait grandit dans le mensonge inculqué par la force – source de nombreuses hallucinations et de crises. Mais cette fois-ci, Liam n’en pouvait plus. Il fallait qu’il crie pour rester envie. Se taire, c’était presque comme creuser sa propre tombe. Et si on avait décidé de le laisser mourir à petit feu, l’adolescent lui aimait trop sa sœur pour capituler. « Je vais me le faire ! Dave, les clés de la cave ! » Au cri d’horreur de Nara, Liam se retourna et secoua vivement la tête. C’était sans issue, leur père ne l’avait jamais écoutée et ne se laissait plus attendrir par les larmes de sa fille. Complètement aliéné, il avait depuis longtemps oublié d’être un père au profit d’être le mari d’un fantôme. Un fantôme qui devait pleurer lui aussi.

(…)

Il ne voyait plus rien et ne pouvait plus bouger. Tout ce qu’il arrivait à distinguer, c’était un goût d’un liquide tiède, salé et pâteux infiltrer sa bouche. Il devinait la silhouette de son père à quelques centimètres de lui, son ombre imposante agitée des ricanements sinistres qui ponctuait ses coups. Dans sa demi inconscience, Liam attendait le prochain sifflement d’une main qui s’abattrait sur sa chaire. Cette fois-ci, il l’avait frappé. Réellement. Jusqu’alors, il s’était contenté de le gifler sans pour autant causé un mal physiquement palpable. Là, il était en sang. Cette fois-ci, il l’avait frappé. Réellement. Jusqu’alors, il s’était contenté de le gifler sans pour autant causé un mal physiquement palpable. Là, il était en sang. Pris par surprise, Liam n’avait pas pu résister, pas cette fois : c’était comme si toutes les forces qu’il avait réussi à accumuler ces derniers temps s’étaient envoler sous le regard presque meurtrier de cet homme qui s’était littéralement jeté sur lui. Tout était parti d’une remarque : le jeune homme n’en pouvait plus de devoir vivre dans un taudis dépourvu d’hygiène, tout leur argent étant claqué dans les dépenses en boisson que se partageaient son père et son oncle. Nara avait encore maigris quant à lui, c’était comme si son corps n’était plus qu’un trait de crayon. Et chaque nuit, Liam pouvait sentir ses articulations meurtries craquer à chaque fois qu’il se retournait dans ses draps pour trouver une position confortable. Non pas qu’il réussisse à trouver le sommeil – depuis plusieurs mois, ses insomnies croissaient. Sans compter que ce qui lui servait de chambre n’avait aucune fenêtre ; sa dernière crise de claustrophobie avait provoqué la colère de l’oncle – et qui avait provoqué la parole en trop. « Connard ! » Jamais Liam n’avait encore insulté. Moqueries, cynisme et autres feintes verbales rythmaient leur quotidien. Les injures étaient réservées aux adultes. Il avait osé s’élever à leur rang. Il devait payer. « Alors, petit merdeux ? T’as compris ou t’en veux une autre ? » Liam ferma les yeux, attendant le coup. Qui ne vint pas. La porte du salon s’ouvrait sur Nara. Elle était armée. Le bras légèrement tremblant, elle visait droit sur son père qui, le geste en suspens, dévisageait sa fille sourcils froncés. « Antey, ma chérie, qu’est-ce que tu fais ? Tu vas pas tuer ton père, hein…? » Si Liam ne connaissait pas la nature violente de leur père, on aurait pu penser que cet homme qui se tenait là dans le salon était aimant et protecteur. Mais c’était illusoire ; à moitié sonné, le jeune homme priait pour qu’il reporte son attention sur lui et oublie le geste impardonnable de sa sœur qui ne bronchait pas, qui ne voulait pas abaisser son arme. D’où la tenait-elle ? Il sentit ses muscles se crisper et émis un gémissement. Ce qui provoqua le sourire mauvais de son paternel. « De toute façon, je sais que t’en es incapable. T’es trop faible. » Dès l’instant qu’il eut prononcé ces paroles, Liam compris qu’il avait signé son arrêt de mort. Nara, faible ? Les deux coups de feu qui suivirent démontraient tristement le contraire.




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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Dim 17 Avr - 20:17





actedeuxième

« …On fou le feu à la baraque, on fait en sorte que les corps crament…on leur dira qu’on se préparait à déménager et que la maison a pris feu… C’est parti en vrille… » Liam se réveilla en sueur. Le souffle court, il sentait son cœur battre fortement dans sa poitrine, les mains tremblantes et les membres glacés. Dans l’obscurité, seule la flamme d’une minuscule bougie dansait dans un coin de la pièce, tandis que les rideaux s’agitaient sous l’effet du vent qui rentrait par la fenêtre ouverte. Le jeune homme mis quelques instants à comprendre qu’il venait de rêver. Ou plutôt que ses souvenirs du passaient avaient refait surface dans son sommeil agité. Cela faisait plusieurs nuits que ses insomnies avaient recommencées. Depuis qu’il avait récupéré un vieux journal dans la rue, relatant l’enquête d’une police a priori sans réponse quant au drame de Wrightsville Beach. Mais c’était plus fort que lui, et Liam ne pouvait s’empêcher de penser qu’ils retrouveraient leur trace. Cela faisait plusieurs mois maintenant qu’ils s’étaient enfuis de ce lieu maudit, ce lieu sans âme où seuls deux cadavres en décomposition, mi cendre mi chair, veillaient la garde dans une atmosphère qui avait toujours été hanté du deuil destructeur de deux hommes que le chagrin avait fait sombrer dans la folie pure. Cette folie qui avait eu raison de leur innocence d’enfants, au point d’avoir mis du sang sur les mains d’une jeune fille qui voulait seulement protéger son frère et reprendre une vie normale. Elle avait tiré sur son bas, abattu son oncle et incendié leu lieu de vie avant de les faire disparaître dans la nuit. Depuis, ce n’était que course folle vers l’est, entres hôtels miteux et campements de fortune. Une vie décousue à l’image de leur horizon incertain, et qu’ils espéraient meilleur une fois arrivé à destination : New York.

(…)

« Alors, petit, on bosse dur ? » Occupé à griffonner une suite de mots sans cohérence sur une feuille de papier criblée de quelques tâches de café et de cendre, Liam se contenta d’esquisser un sourire en coin tout en laissant échapper un petit rire. De tous les endroits, il n’avait finalement pas trouvé mieux que de travailler à la source qui lui payait ses études. « C’est toi qui es le mieux placé pour me le dire ; verdict ? » Pour toute réponse, Peter posa son chiffon sur le comptoir et pris une longue gorgée de sa bière qu’il se gardait toujours au frais dans le réfrigérateur, juste au dessus des pots de crème glacée. Tout en savourant la fraicheur de sa boisson, il posa sur le jeune homme un regard bienveillant. L’engager comme barman avait sans doute été une des meilleures décisions de sa vie. Outre que cette gueule d’ange attirait une clientèle féminine non négligeable, c’était de loin le plus acharné au travail – ne rechignant devant aucune tâche et toujours avec le sourire. Un bon petit. « T’as intérêt à ramener tes jolies fesses derrière le comptoir parce qu’on ouvre dans un quart d’heure ! » Liam jeta alors nonchalamment son stylo contre le papier et pris une dernière gorgée de son café devenu froid. Avec un frisson, il quitta sa veste de costume et se retrouva en simple T-Shirt blanc aux inscriptions latines noires. Même quand il travaillait au bar, il aimait se démarquer par un petit détail original. Sans doute son côté un peu vaniteux ; ou bien simplement l’envie légitime d’être remarqué après avoir passé 16 ans dans l’oublie ? On traine toujours deux ou trois casseroles avec nous pour accomplir le grand voyage de la vie. « Ne brise pas trop de cœurs ce soir, j’ai pas envie de devoir fermer sous prétexte que mon barman n’aime pas les filles. D’ailleurs, à ce propos – t’es gay ? » Liam éclata de rire tout en préparant les différent shakers et autres ustensiles à cocktail. « Non, juste du Sud : je suis difficile ! » « Ca je veux bien te croire, tu refuses toutes les propositions, à croire que tous ces jolis petits culs ne te font ni chaud ni froid ! » « Mets-toi à ma place ! Franchement, j’ai besoin d’un peu plus pour être convaincu qu’une fille me demande un Orgasme ! » Nouvel éclat de rires. Ah, ce petit avait le mérite de savoir plaisanter. Une qualité bien trop rare par les temps qui courraient. Et il ne s’arrêtait pas là : toute la soirée, il enchantait la foule par des acrobaties avec ses shakers et sa poésie mi humoristique mi romantique qui faisait pleuvoir les pourboires et monter la cotte du bar. Mais ce qui faisait vraiment chavirer tous les cœurs, c’était quand il se mettait au piano. Installé au centre de la pièce sur une petite estrade, Liam faisait glisser ses doigts sur les touches aussi surement que les plus grands virtuoses. Personne ne lui avait jamais appris à jouer – un don sans doute, dont il usait à merveille pour transporter son auditoire dans un autre monde « Avec un talent pareil, j’arrive pas à croire que tu veuilles continuer des études de droit. »

(…)

« On monte West Side Story ! Je ne chante qu’un tout petit rôle, mais oh Liam, je suis tellement contente ! » La seconde qui suivit, elle s’était jetée dans ses bras et Liam n’en croyait pas ses oreilles en l’entendant pleurer de bonheur. C’était la première fois depuis longtemps qu’il voyait sa sœur aussi heureuse. Et parce qu’à cet instant, elle était belle et qu’il était fier de pouvoir se dire de son sang, il serra fort contre elle tout en déposant un baiser dans la masse soyeuse de ses boucles brunes. Ils restèrent longtemps enlacés, savourant ce moment de bonheur comme la récompense de tant d’heures noires traversées avec courage. « Si avec ça, tu ne deviens pas une star dans trois semaines – ce sont tous des idiots ! » « Arrête, je ne me fais pas d’illusions. C’est déjà énorme que j’ai été prise alors... » « Tu sais que tu es à la limite de m'énerver quand tu racontes n’importe quoi ? Tu as un talent fou, et à mon avis, ils n’ont pas fini de te proposer des rôles. C’est tout ce que j’en dis ! » Sur ce, il lui tira la langue comme l’enfant mal élevé qu’il était et traversa leur studio en direction de la kitchenette : ce soir, c’était lui qui régalerai. Il avait déniché une vieille recette de blini et oladi – elle allait lui en dire des nouvelles ! Tandis qu’il se passait un chiffon autour de la taille en guise de tablier, et qu’il remontait les manches de sa chemise, Anteynara s’adossa dans l’encadrement de la porte. Même en restant silencieuse, il pouvait sentir son regard insistant peser sur lui. Dieu qu’elle pouvait être agaçante quand elle faisait ça ! Il avait beau avoir fêté ses 19 ans trois semaines auparavant, elle le considèrerait toujours comme son petit frère. Et ce, dans tous les sens du terme malheureusement ! Alors qu’il commençait à battre le blanc d’œuf, il n’y tint plus et émis un grognement. Signe qui intimait impérieusement à la jolie brune de lui dire ce qu’elle avait sur le cœur au lieu de rester planter là sans rien dire. « C’est drôle… tu me demandes d’avoir plus confiance en moi, mais tu es incapable de t’appliquer tes propres conseils. Au lieu de te fatiguer à faire quelque chose qui te sort par les oreilles… Liam, je t’en prie… fais quelque chose avec le pia… » « Non ! » Liam balança le plat dans l’évier qui se fracassa sous le choc. Les mains crispées de part et d’autre du plan de travail, le jeune homme du se contrôler pour ne pas envoyer valser le restant des ingrédients sur le sol. Ils avaient eu cent fois la même discussion, et c’était niet. Jamais il ne ferait de la musique son métier.




actetroisième

« Non, attends… » La voix douce chuchotait maintenant contre son oreille, guidant ses mains qui tissaient une mélodie au fil d’un souffle sucré et doux – féminin. Il pouvait sentir un parfum de fleur des champs, le froissé d’une chemise d’homme contre son torse nu ; elle se servait toujours dans son armoire, l’empêchant de pouvoir s’habiller convenablement. Un restant de pudeur déplacée lui criait de lui arracher le vêtement. Mais dans le fond, il préférait qu’elle ait au moins quelque chose qui cache son corps ; comme ça, il serait moins distrait. Même si l’exercice était bien plus difficile qu’il n’y paraissait. Déjà, il se sentait succomber sous les baisers habiles qu’elle déposait dans son cou, ponctués de petits gémissements qui le firent doucement grogner. Ah, les femmes ! Plaisir coupable auquel tout homme qui se dit y résister est soit idiot, soit lâche, soit gay. Car enfin, comment pouvait-on penser échapper à une paire de jambes interminables, à la croupe des hanches fondantes et à la chevelure sauvage d’une de ces créatures que Dieu avait créées pour les prémices de péché ? L’histoire parlait d’elle-même, elles étaient aussi salvatrices que perte. Mais qu’il serait doux de mourir de la sorte. « Tu ne crois pas qu’on devrait se remettre au travail ? Si tu continues, je vais devoir de chasser… » Les mots lui étaient sortis avec pleine de la bouche, comme s’il aurait voulu les avaler. Comme il s’y attendait, elle mit ses baiser en suspens ; pendant quelques secondes, un silence absolu régna dans la pièce exigüe mais il pouvait toujours la sentir dans son dos. Puis, elle contourna le tabouret et s’assit, nonchalante, sur le clavier qui gémit trois notes sous le poids de la jeune femme. Elle lui sourit, passant ses jambes autours de sa taille et s’asseyant sur ses genoux, de sorte qu’il ne pouvait plus lui échapper. « Combien tu paries ? » Ce n’était pas fair play d’être aussi sexy. Pourtant, le jeune homme résista encore. « Je suis sérieux, je n’ai pas envie que tu te plantes sur scène demain soir. » « Oh, c’est mignon ; tu t’inquiètes de moi ? » « Ca… Et aussi pour ma réputation. Sans toi, je n’ai plus d’élèves. » « Petit con… Elles continueraient à venir même si moi je claquais la porte. Qu’est-ce que tu crois ? Elles rêvent de prendre ma place ! » « Et quelle place est-ce donc ? » Agacée, elle lui ferma la bouche d’un langoureux baiser.

(…)

« Je n’en peux plus de continuer comme ça, Liam ! » Assise sur le rebord de la fenêtre, Winnifried fixait les sols d’un regard qu’il devinait embué de larmes. Il avait beau tenter de la forcer à le regarde lui, il n’y avait rien affaire : quand elle se braquait, mieux valait la laisser venir à lui d’elle-même. C’était loin d’être réciproque mais d’une certaine façon, n’était-ce pas ce qui les déchirait l’un comme l’autre ? Et pourtant, ce n’était pas comme s’ils ne s’aimaient pas. Ou du moins, s’ils n’avaient pas des sentiments l’un pour l’autre. Des trois mois qu’ils avaient passé ensemble, c’était ceux pour lesquels il se serait volontiers débarrassé de ses casseroles. Seulement… comment aimer un ange qui s’enferme dans sa solitude quand on se considère soi-même comme n’ayant pas droit au bonheur ? Ils s’étaient rencontrés au piano bar où il jouait quelques fois. Elle avait commencé à chanter au fil de la mélodie, ils ne s’étaient plus lâchés. Et pourtant, il n’arrivait pas à l’aimer comme elle le méritait ; tout comme elle ne voulait pas comprendre qu’il aurait toujours du mal à s’ouvrir aux autres. Et voilà qu’elle lui reprochait exactement ce avec quoi elle même avait eu tant de mal. C’était vraiment trop bête. « Winnie… » Il s’assit à côté d’elle, et d’un geste tendre, l’invita à poser sa tête contre son épaule. Ils restèrent ainsi à demi enlacés, sans prononcer un traitre mot cependant que dehors, la pluie tambourinait contre les fenêtres. D’un moment à l’autre, la porte s’ouvrirait sur sa sœur qui ne comprendrait pas de les voir silencieux l’un près de l’autre, toute lueur amoureuse disparue des yeux. C’était donc ça que de souffrir d’amour ? Probablement, Liam n’en savait rien. Il était partagé entre envie de crier et de pleurer ; crier son indignation, pleurer sa chance perdue. Mais c’était sans issue, il le savait. Il n’y arrivait tout simplement plus. Et pourtant, elle était une des meilleures choses qui ne lui soit jamais arrivée. Il avait commencé à la draguer comme il l’avait déjà fait souvent. Il s’était installé au piano en apprenant qu’elle était musicienne, lui avait préparé un cocktail et avait commencé à parler littérature française. Un classique. Mais depuis, les choses avaient changé. Aujourd’hui, il voyait bien que cela ne lui suffisait plus, elle qui avait besoin que l’on s’ouvre à elle pour qu’elle puisse s’épanouir. Mais comment pouvait-il lui révéler le terrible secret qui le rongeait depuis tant d’années, et dont il ne serait jamais capable de se défaire ? « J’ai appris pour ton studio… Il est prêt ? » Cette fois-ci, le jeune homme ne pouvait pas masquer sa surprise. Elle ne levait toujours pas les yeux, mais il pouvait déceler un petit sourire sur ses lèvres. Ce sourire qu’il avait tant aimé. « J’ouvre demain. Tu passerais me voir ? » « Ne sois pas stupide, ça ne te va pas. » Elle se décida enfin à le regarder ; son jolie regard avait toute la profondeur de mise à leur situation plus qu’incongrue. « Je te demande simplement si tu veux venir me voir demain. C’est tout. » Hésitation, morsure sur la lèvre inférieure. Oh, pour ça, il la connaissait par cœur ! Mais pour ce qui était de son cœur en lui-même, c’était une autre histoire. « J’essaierai de venir. Je dois y aller, désolée. » Elle se leva mais déjà, il la retenait par la main. « Alors, c’est tout ? On en reste là, tu resteras froide et tu promettras de rester dans ma vie tout en sachant pertinemment que tu es encore en train de me mentir ? » « Fais attention, Liam, ne renverse pas les rôles. Nous sommes tous les deux fautifs ; on est de ceux qui ont du mal avec les autres. Mais ne t’en prends pas à moi sous prétexte que je t’ouvre les yeux. J’ai tout aussi mal que toi, et le fait que tu me le reproches n’arrange rien. Je t’ai dit que je verrai ce que je peux faire. » Winnifried attrapa son sac et se dirigea vers l’imposant ascenseur. Pourtant, elle pivota des talons et regarda une dernière fois le jeune homme qui était resté assis près de la fenêtre. « Je sais que tu vas faire des merveilles. Ne laisse jamais quelqu’un te dire ce que tu es où ce que tu vaux. » « Toi aussi. » « Je t’aime, Liam. » « Je t’aime aussi. »

(…)

Elle était vraiment folle à lier. C’était probablement pour ça qu’ils s’étaient tout de suite plu. Assis au bar, il continuait de la regarder danser en prenant à chacun de ses mouvements une nouvelle gorgée de son martini. Cette fille avait quelque chose de marrant et de sexy en même temps, c’était plus qu’indescriptible. Tout en elle appelait la débauche et pourtant, elle lui semblait étrangement fragile. C’était presque beau. Lorsque son regard captura le sien, elle eu un sourire malicieux et s’approcha de lui, passant ses bras derrière son cou et rejetant la tête en arrière en laissant s’échapper un rire de gorge. La main de Liam se crispa un peu plus autour de son verre. Il avait beau essayé de la voir comme une copine, elle lui faisait bien trop d’effet pour qu’il lui résiste trop longtemps. Elle n’avait rien de ces beautés classiques, et dans son genre, elle était plutôt dérangeante. Sans doute pourquoi malgré son désir, il était incapable de la voir autrement que comme une source continue de plaisir de vivre. Il tira une dernière bouffée de sa cigarette avant de la prendre par la taille et de la faire asseoir sur ses genoux. « Ce n’est vraiment pas bien de me narguer comme ça, tu sais ? » « Tous les moyens sont bon pour te faire admettre que je te fais de l’effet… » « Ah oui, j’oubliais… Ta seule raison de vivre : finir dans mon lit une fois par semaine. Chérie, c’est pathétique d’être désespérée… » Elle se retourna brusquement contre lui, ses yeux cerclés de noir lançant de furieux éclairs teintés de pointes de cynisme et de provocation. « Fais gaffe, Anderson. Je peux très bien arrêter d’être gentille. » Liam leva un sourcil étonné. Aha, la provocation oui, mais seulement jusqu’à un certain point. Il s’était décidément fourré dans de beaux draps ! Mais dans le fond, elle était incapable d’être vraiment méchante. Comme lui. Ils avaient beaucoup trop de points en commun pour rester loin de l’autre très longtemps, en plus de se faire du bien occasionnellement. Alors quoi ? « Dis-moi, tigresse, tu aurais oublié ton sens de l’humour ? C’est dommage… » Instantanément, elle retrouva son sourire et approcha ses mains du visage du jeune homme, s’amusant sous un regard espiègle à tracer le contour de sa fossette droite avec un de ses ongles noirs. « Je voulais dire par là que je peux très bien faire ma chieuse et refuser de venir te faire un câlin le jour où tu en auras besoin… » « Ce n’est pas de la méchanceté ça, mais de la torture. » « Justement : je ne fais pas dans la demi mesure. » « Ta gueule, Jenkins ! » Ecrasant sa cigarette dans le cendrier, il prit la jeune femme par le cou et y déposa un baiser. « Hum… C’est tout ce que tu sais donner ? je suis déçue… » « Non, petite coquine : c’est juste que j’aimerais éviter de te faire crier dans un lieu public, je connais des gens ici. » Pour toute réponse, elle lui tira la langue et sauta lestement de ses genoux. Elle l’avait pris par la main et le tirait à présent hors du bar avec elle. Liam eut seulement le temps de jeter quelques pièces sur le comptoir et d’attraper sa veste. Les ardeurs de Fox n’étaient pas matière à titiller, elle était capable de lui en faire voir de toutes les couleurs !





épilogue

« Liam ? Je te présente mon amie Zacharie. Ou Ayana ! » Scotché sur place, Liam ne se souvenait même plus comment faire pour que sa langue claque contre son palet pour formuler une phrase. Se traitant mentalement de tous les noms, il restait planté au milieu du salon, une main dans la poche de son jean. Seule un sourire étirait ses lèvres charnues dont il avait toutes les peines du monde à réprimer l’envie furieuse de s’ouvrir, béate. Il ne s’était jamais senti aussi con. Lui le jeune prodige adulé par les critiques, lui le beau gosse qui avait toutes les filles qu’il voulait, lui le petit garçon au passé difficile, il perdait tous ses moyens devant une paire de yeux noisette et deux joues délicieusement rosées. C’était pathétique, et tellement nouveau en même temps. Quoi qu’il en était, il fallait absolument qu’il retrouve ses mots ou sinon, il perdrait à jamais tout espoir de faire plus ample connaissance avec la belle. « Bonjour… Glinda, c’est ça ? » La jeune fille le dévisagea sans comprendre, surprise qu’il sache ce qu’elles venaient d’apprendre quelques jours plus tôt. « Comment tu sais ? » Cette fois-ci, Liam sentit sa mâchoire se détendre et dans un rire franc, il avança vers les deux jeunes filles et pris la main d’Ayana pour y déposer un baiser. « Enchanté… J’ai eu un coup de téléphone du directeur du théâtre il y a à peu près dix minutes. Mais avant que j’aille plus loin, asseyez-vous parce que vois-tu, ma chère grande sœur, j’ai quelque chose à t’annoncer. » Devant le regard insistant de son cadet, Antey ne put que s’exécuter. Laissant les demoiselles dans le salon, le jeune homme se munit du plateau qu’il avait préparé, où café et petits biscuits secs trônaient comme le repas du Saint Sacrement. Oui, il était gourmand ; par ailleurs, il savait que ce qu’il s’apprêtait à annoncer à sa sœur demandait une ration de sucre suffisamment importante pour la maintenir calme. D’autant plus que cela lui donnerait tout le loisir de s’adonner à la contemplation de cet ange qu’elle lui avait apporté ! Un ange bien réservé cependant. Du coin de l’œil, il pouvait observer son maintien à la fois droit et effacé, sorte de timidité enfantine sous une auréole de grâce naturelle. Ses lourdes boucles blondes encadraient son visage aux traits fins, ses longs cils ne faisaient que souligner les deux amandes noisette. Décidément, Broadway cachait bien des trésors ! « Mesdemoiselles sont servies ! » Il déposa le plateau sur la table basse, invitant les deux jeunes femmes à se servir alors qu’il s’installait sur le fauteuil d’en face, le bras droit nonchalamment posé entre le dos et le rebord du meuble. « Comme je te le disais, j’ai eu un coup de fil du directeur du théâtre. Ca faisait quelques mois que je souhaitais rencontrer votre directeur artistique et j’ai eu la chance de le croiser entre deux couloirs. On a longuement discuté et… bon je n’irai pas par quatre chemins : je suis devenu son nouvel assistant ! » Une fois la bombe lâchée, elle mit quelques secondes à véritablement exploser. Il pouvait déceler le sourire qui commençait à naître sur les lèvres de sa sœur, mais c’était réellement la réaction de Zacharie qui le préoccupait. Rien. Juste un sourire poli. Et merde.



Je m'appelle Framboise ou encore Zaza, et je suis âgé(e) de 20 ans. Je trouve Broadway Lights génial, doté d'une super équipe d'administration et je lui souhaite tout le succès des plus grandes comédies musicales !! Cela ne m'étonne pas, puisque je me suis retrouvée ici grâce à l'excellent PRD. J'ai juste un petit truc à dire : ^_^. Du côté administratif, sachez que mon personnage est un scénario. Le créateur qui a fait ma première, ma dernière bannière ainsi que mes icons est morrigan, tandis que celui qui a créé l'avatar est kazumi.


Dernière édition par Liam C. Anderson le Mar 3 Mai - 16:44, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Dim 17 Avr - 20:19

Bienvenuuuuuue sur le forum (a)
Bonne chance pour ta p'tite fiche

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Dernière édition par Winnifried M. Winkler le Dim 17 Avr - 20:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Dim 17 Avr - 20:19


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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Dim 17 Avr - 20:20

    OMFG
    Je t'aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaime !


    Ah et puis bienvenue et bonne chance pour ta fiche *sors*
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Dim 17 Avr - 20:21

Ah mince, j'avais pas vu ton vava
AAAAAAAAAAALEX!
Winni ne ferai qu'une bouchée de toi si il y avait pas déjà une blonde sur le coup /szbaaaf/

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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Dim 17 Avr - 20:23

Winnifried M. Winkler a écrit:
Winni ne ferai qu'une bouchée de toi si il y avait pas déjà une blonde sur le coup /szbaaaf/
Haha, la solidarité des blondasses *jesors*
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Dim 17 Avr - 20:24

♪ "Ah, les p'tites femmes de Pigalle...!" ... euh, pardon, pas Pigalle : BROADWAY ! Razz
Quel accueil, merci les filles !


Dernière édition par Liam C. Anderson le Sam 30 Avr - 8:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Dim 17 Avr - 20:28

On est chaleureuse que veux tu... (non il n'y a aucun sous entendu là dessus ^^)
Baah oui hein, je vais pas te le piquer (aa)

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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Lun 18 Avr - 5:37

ici le DC d'Antey (bah oui je le précise partout pour pas qu'on se dise "eh mais c'est qui elle")

Juste pour dire que je suis trop heureuse que tu ais pris mon Liaaaaaaaaaaam
Bonne chance pour ta fiche en tous cas, si tu as une question tu me mpotte^^ Et, ah j'oubliais : BIENVENUUUUUUUUUUUUE

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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Mer 20 Avr - 22:44

    Bienvenue et bonne chance pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Ven 22 Avr - 14:01

Bienvenue parmi nous beau gosse et bonne chance pour ta fiche
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Ven 22 Avr - 14:34

Bienvenue
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Lun 25 Avr - 8:03

Coucou
Ta fiche est postée depuis une semaine, est-ce que tu as besoin d'un délai ?

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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Mar 26 Avr - 13:37

Oui s'il te plait, ma grande sœur chérie !
Comme d'hab', je m'emporte dans l'histoire et perfectionniste comme je suis, je rectifie sans arrêts Embarassed
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Mar 26 Avr - 13:58

    C'est pour ça que je m'y suis pris à l'avance pour faire la mienne

    *je sais, j'ai rien à faire ici*
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Mar 26 Avr - 15:16

xD Hâte de liiire !
Tu as ton délai alors (:

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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Ven 29 Avr - 20:43

    @ Chérie : je suis un artiste, je vis sur le moment - si tu faisais de même, on pourrait enfin se promener main dans la main dans les rues de New York ! Razz

    @ Sœur Chérie : merci pour le délai ! Je sais, je traine, mais je promets d'avoir fini ce week-end - JE VEUX RP !!
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Sam 30 Avr - 9:05

Ouiii ! Oh que j'aime le début de ta fiche
En tous cas je me refuse de lancer l'intrigue avant que tu sois validé xD

Spoiler:
 

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Sam 30 Avr - 9:18

Tu aimes, c'est vrai ? ...
Waaa la pression ; c'est clair et net, je termine ce soir !!


    Spoiler:
     


    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Sam 30 Avr - 9:31


Yeaaah ! J'ai hâte, mais je vais faire en sorte de me transformer peut-être avec un peu de chance si possible, ... en personne patiente. Et puis de toute façon Winnifried est absente aussi, et j'ai pas envie de lancer sans elle, ça serait pas cool.

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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Mar 3 Mai - 16:47

Après deux longues et interminables semaines, je pense que j'ai terminé ma fiche !
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Mar 3 Mai - 17:02



    Bon, je sais, c'est pas bien de flooder ici mais ce smiley exprimait tellement bien ce que je ressentais que... Voilà quoi
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    Mar 3 Mai - 17:03

Aaaaah dans mes bras, toi
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MessageSujet: Re: LIAM † like a broken arrow ;    

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LIAM † like a broken arrow ;

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